Plourivo Trois nouvelles ruches bientôt installées à l'Esat

A Plourivo, sur le site de l'Esat, trois ruches viennent d'être installées grâce à un partenariat avec l'association Gwenan ruchers solidaires. Il est possible de les parainer.

20/04/2017 à 17:08 par Administrateur

Revêtus des combinaisons de protection, les ouvriers de l'Esat effectuent la visite de printemps sur leurs trois ruches. -
Revêtus des combinaisons de protection, les ouvriers de l'Esat effectuent la visite de printemps sur leurs trois ruches. -

L’Esat « Ateliers des deux rivières » va accueillir dans quelques semaines trois nouvelles ruches, en plus des trois déjà sur place depuis un an. Le résultat d’un partenariat avec le collectif Gwenan.

« Vas-y, soulève tout doucement le cadre, tiens-le bien en l’air. Voilà, vous voyez ? Celui-ci est rempli de miel ». Didier Ducoroy, apiculteur professionnel de la région guingampaise, guide les gestes de Romuald, l’un des ouvriers de l’Esat de Plourivo. En ce mardi 4 avril, c’est le jour de la visite de printemps dans le rucher de l’Établissement et service d’aide par le travail de la commune. Le principe : ouvrir les ruches et les scruter cadre par cadre, pour évaluer le nombre, la santé et la production des abeilles au sortir de l’hiver.

Un travail effectué, sous un œil professionnel et dans les flashantes combinaisons blanches, par quatre ouvriers de l’établissement médico-social.

Un système de parrainage

Ces trois premières ruches ont été installées il y a environ un an par le collectif Gwenan (« abeille » en breton). Cette association costarmoricaine propose aux particuliers de parrainer des ruchers afin de les installer « sur des sites qui ont du sens », selon les mots de Didier Ducoroy.

En l’occurrence, avec l’importante collection botanique de l’Esat, les insectes butineurs trouveront leur bonheur à portée d’aile.

Fin avril ou début mai, l’établissement comptera trois ruches de plus. « Nous avons une dimension plus sociale dans ce partenariat avec l’Esat », analyse Morgane Molard, paysagiste et bénévole à Gwenan, qui parraine elle-même une ruche.

Il faut dire que, chez les abeilles non plus, l’immobilier n’est pas donné. La ruche en elle-même coûte de 100 à 130 €, auxquels s’ajoutent 150 à 180 € pour acquérir l’essaim. Le système de parrainage est donc essentiel.

« C’est un projet créateur de multiples partenariats, fondamental dans ce lieu de travail, se félicite pour sa part Daniel Frohard, directeur de l’Esat. C’est un support à développement personnel et professionnel. »

Près des ruches, les ouvriers ne disent pas autre chose. « Cela nous force à sortir de notre contexte habituel, à découvrir ce qu’on ne connaît pas », livre Aurélien, ajoutant comme argument le fait d’être un « gros mangeur de miel ». « Je voudrais être apiculteur plus tard », lance de son côté Romuald.

Avant cela, il faudra déjà récolter les premiers rayons de miel des trois premières ruches. Ce ne sera possible qu’à partir de l’automne. D’ici-là, environ une fois par mois, les ouvriers devront venir près des ruches pour leur prodiguer les mêmes soins. D’ici à la fin juin, la population de chaque ruche doit en effet atteindre 60 000 individus.

Pour parrainer : http://www.cae22.coop/lancement-de-la-campagne-2017-de-parrainage-gwenan.html

William Lecoq

22860 Plourivo

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