Paimpol Trégor-Goëlo. Le sanglier a pris ses quartiers

Les sangliers sont de plus en plus nombreux dans le Trégor-Goëlo, engendrant des dégâts sur les pâtures et cultures mais aussi sur les pelouses des particuliers.

06/03/2017 à 10:05 par Magali Lelchat

Les sangliers se montrent une espèce très prolifique dont la population augmente rapidement quand les conditions sont bonnes. Animaux nocturnes, durant la journée ils se terrent dans les ronciers, les friches, les landes mais aussi les champs de colza et maïs qu'ils peuvent coucher. Comme tous les animaux sauvages, ils fuient l'homme et sont sans danger pour les promeneurs qui ne doivent toutefois pas s'approcher des laies et de leurs petits (photo fotolia). -
Les sangliers se montrent une espèce très prolifique dont la population augmente rapidement quand les conditions sont bonnes. Animaux nocturnes, durant la journée ils se terrent dans les ronciers, les friches, les landes mais aussi les champs de colza et maïs qu'ils peuvent coucher. Comme tous les animaux sauvages, ils fuient l'homme et sont sans danger pour les promeneurs qui ne doivent toutefois pas s'approcher des laies et de leurs petits (photo fotolia). -

« Le sanglier pointe son groin dans le Goëlo » titrait la Presse d’Armor en mars 2012. 759 bêtes avaient alors été abattues dans les Côtes d’Armor, la RN12 venait d’être franchie.

Derrière
la gendarmerie

Quatre ans après, on dirait que le « cochon » se plaît. L’un d’entre eux a même été débusqué dans un roncier derrière la gendarmerie de Paimpol et le rond-point de la Lande blanche à l’entrée de la ville, est régulièrement labouré.

« Pour la première fois, à fin février 2017, nous serons à plus de 1 000 sangliers prélevés dans le département » indique Olivier Primas, technicien à la Fédération départementale de la chasse.

Cette dynamique est particulièrement observée dans le secteur du Trégor-Goëlo.

Ce tableau des prélèvements est l’indicateur qui sert à évaluer l’évolution du nombre d’animaux, classé gibier mais aussi nuisible.

« L’idéal est de conserver un prélèvement de 900 à 1 000 individus, il ne faut pas aller au-delà ».

Ce serait signe de surpopulation dans un département agricole où la bête n’a sa place que dans les secteurs boisés.

20 000 dans
le Loir-et-cher

A la Fédération, on prend évidemment l’affaire très au sérieux même si le technicien veut relativiser l’invasion.

« C’est naturel que ça génère de l’inquiétude dans le monde agricole et auprès des particuliers et des élus mais la situation est nouvelle et reste maîtrisée ».

Et il présente, en comparaison, les 20 000 bêtes abattues chaque année dans le département du Loir-et-Cher.

« Nous avons en Bretagne, les départements les moins peuplé de France, le potentiel de développement du sanglier y est limité en raison du caractère très agricole de la région ».

Question sensible

Si les particuliers sont de plus en plus nombreux à signaler leur pelouse retournée, c’est surtout en raison de cette agriculture très active dans le secteur que la question est sensible.

Le sanglier, friand de vers, retourne les pairies et les champs plantés de céréales, à la recherche des graines de maïs et colza essentiellement.

« Les milieux forestiers sont isolés dans les côtes d’Armor et le sanglier arrive très rapidement aux portes du monde agricole ».

Or, c’est la fédération qui dédommage les dégâts occasionnés dans les champs, car les chasseurs ont l’importante mission de réguler la faune sauvage.

Pour l’année 2011-2012, les dégâts avaient coûté 107 246 € à la fédération. Cette année, impossible d’avoir les chiffres…

En dehors du coût financier, les chasseurs tiennent surtout à conserver la confiance des agriculteurs qui autorisent leur passage sur les terres.

Refus de passage

Les chasseurs ont été réactifs, les battues se multiplient mais les prises sont limitées réglementairement.

« Nous rencontrons aussi des refus de passage surtout dans de grandes propriétés qui ensuite, nous appellent quand elles constatent des dégâts ».

La fédération espère que l’arrêté préfectoral qui fixe les règlements de chasse chaque année va assouplir quotas, techniques et périodes.

Le tir d’affût pourrait être autorisé. « Il n’est pas dans la culture bretonne qui aime travailler avec les chiens mais ça peut être une solution pour une compagnie qui s’installe dans un champ ».

Au besoin, lEtat peut aussi intervenir avec ses louvetiers.

Par ailleurs, la fédération encourage la collaboration entre sociétés de chasse pour être plus efficace dans la chasse de cet animal erratique.

Une chose est certaine, pour le sanglier : « 2017 et 2018 et 2018 seront des années charnières ».
22500 Paimpol

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