Pleubian Pleubian. Anne-Marie : « les mains me parlent »

Anne-Marie Le Gall, magnétiseuse, reçoit dans son cabinet au lieu-dit Bel air, à Pleubian.

28/06/2016 à 19:09 par Administrateur

Les mains placées à distance du corps, elle suit tous les contours : « je scanne » dit-elle, « le corps me donne des signaux ».
Les mains placées à distance du corps, elle suit tous les contours : « je scanne » dit-elle, « le corps me donne des signaux ».

« Ici c’est « tu » et Anne-Marie ! ».
Ouvrant la porte dans un grand sourire, la guérisseuse donne le ton.

À l’entrée du petit cabinet, dans sa maison d’habitation, une collection de hérissons : autant de bibelots qui rappellent l’amour qu’Anne-Marie Le Gall porte aux animaux, notamment à ces petits mammifères. « J’arrête ma voiture si j’en vois un qui traverse la route ».

Joviale, chaleureuse, la guérisseuse à aussi le don de mettre à l’aise. Allongé sur le dos, juste les souliers ôtés, les yeux clos, la séance peut débuter…

Quelque chose avec mes mains !

C’est dans une salle d’attente que pour Anne-Marie tout a commencé, quelques années plus tôt, en 1998.

Au cabinet de sophrologie où elle va consulter, sans aucune explication, spontanément elle s’exclame :

« Moi, j’ai quelque chose à faire avec mes mains ! », ce à quoi le praticien qui l’a entendu lui répond « : vous savez, le reïki, ça existe ».

Il n’en fallait pas plus pour qu’Anne Marie s’intéresse de près à cette technique japonaise d’imposition des mains, censée améliorer notre état de santé comme notre état psychologique.

Un premier pas vers un changement de vie après avoir été comptable dans un premier métier, avant qu’elle n’épouse celui de son mari : agriculteur bio.

« Je savais depuis longtemps qu’à 40 ans, ma vie prendrait un tournant ».

Après avoir découvert le reïki avec un maître hollandais, elle s’aperçoit vite que, trop éloignée de sa culture, cette technique ne lui convient pas : « ce nétait pas mon truc ! ».

« Je scanne »

Et puisque d’autres guérisseurs reconnus lui affirment qu’elle n’a pas besoin du reïki « puisqu’elle a le don », elle décide de se consacrer uniquement au magnétisme, brûle ses diplômes et fait place nette « le feu nettoie » argumente-t-elle.

L’arrière-grand-père d’Anne-Marie était magnétiseur dans le Finistère. Son père avait aussi le don sans s’y intéresser plus que ça.

C’est surtout par la lecture sur le sujet depuis l’âge de dix ans qu’elle a appris ce qu’elle sait aujourd’hui. « Je suis une autodidacte ».

Les mains placées à distance du corps, elle suit tous les contours « je scanne » dit-elle en souriant.

« Sur certains points, comme sur les cicatrices, je sens un appel, une fuite d’énergie, comme un grand vide qu’il faut combler. Les gens le sentent, mais je ne l’explique pas. Cela leur fait du bien, tout simplement ».

« Des douleurs, des picotements »

« Le corps me donne des signaux. Je ressens l’aura (corps éthérique), la couche d’énergie la plus près du corps. Les mains me parlent : j’ai des douleurs, des picotements ».
Comme un soutien à certains grands malades, elle peut soulager la douleur, stopper les brûlures « pour que la peau reste belle. Je travaille en complémentarité de la médecine ».

Elle n’hésite pas non plus à envoyer les gens chez le médecin.

Pour la magnétiseuse, l’énergie se visualise sous la forme « d’une lumière jaune qui passe ».

D’une spiritualité de plus en plus présente, elle dit puiser une force supplémentaire :

« J’appelle tout le monde, une aide, une protection pour le patient ».
Et d’ajouter : « J’aime mon métier. Je le vis avec passion, empreinte d’humilité, d’amour et de compassion. Sans cela, je ne suis plus »

Fin de la séance. Un peu déçu de n’avoir rien ressenti de particulier pour cette première fois, mais rien de désagréable non plus

Un moment de détente, où l’on peut se confier ou ne penser à rien. Une pause qui, dans notre quotidien, est loin d’être superflue.

David Kerhervé

22610 Pleubian

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